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Comment faire son deuil quand on est un cadre dirigeant?

Nos entreprises ont appris à se séparer de leurs cadres dirigeants, et cela se passe souvent de façon brutale. Faire son deuil devient alors un véritable parcours du combattant...

La plupart d'entre eux, ex-premiers de classe puis diplômés de Grandes Ecoles, ont été adulés dès leur entrée dans l'entreprise en tant que hi-potentials. Puis, s'investissant sans relâche, ils ont fait partie de ceux qui comptent le plus : l'entreprise le leur a dit, le leur a fait savoir, dans un jeu gagnant-gagnant (les attributs du statut, la reconnaissance, du pouvoir...).

Puis plus rien, un tournant politique défavorable. Juste une demande de partir assez vite pour ne pas faire de dégâts dans les équipes.

Rebondir, c'est "passer à autre chose", retrouver l'énergie et la confiance pour réussir dans de nouvelles fonctions. C'est faire le deuil de son ancien poste et des attributs qui lui étaient attachés. Ce peut être aussi faire le deuil de celui d'avant...

Le deuil* comprend 2 grandes phases :

- une phase descendante qui s’accompagne d’une attitude négative et contre-productive, tournée vers le passé et le refus (choc, déni, colère, peur) ; il est très préférable durant cette phase de rester le plus éloigné possible de ce qui rappelle l'expérience passée

- une phase ascendante où l’attitude est productive et tournée vers le futur et le positif (tristesse, acceptation, pardon, quête de sens et de renouveau, sérénité et croissance)

1. LE CHOC, LA SIDERATION : événement vécu

2. DÉNI :« Ce n’est pas possible » « Je ne peux pas le croire »« ça ne peut pas être définitif » Le déni est d’autant plus fort que l'évènement touche à quelque chose d’important. Dans le déni, le travail de deuil ne peut pas se faire.

3. COLÈRE : sortie du déni, on regarde une réalité inacceptable. Un sentiment d’injustice, une colère, souvent une recherche du responsable (en s'estimant être la victime). La colère peut être aussi une façon de ne pas faire face à la réalité.

4. PEUR : peur de l’inconnu, peur de difficultés supplémentaires, peur de ne pas être à la hauteur, perte de confiance, etc. C'est une période de stress et de grande anxiété.

5. TRISTESSE : c'est le début de l’acceptation, la prise de conscience de ce qui a été perdu et du caractère définitif de la perte. C'est une étape duale qui donne le sentiment d'aller vers le pire alors qu'elle termine la phase descendante et amène au début de l'ascension.

6. ACCEPTATION : on change, on n'est plus enfermé dans le deuil, on se tourne vers l’avenir et tente de « faire avec ». Un premier pas vers le futur est alors possible.

7. PARDON : cette étape prolonge la précédente, on se libère de la culpabilité et on commence à comprendre sa situation.

8. QUÊTE DE SENS ET DE RENOUVEAU : c'est la découverte de la médaille du revers : des bénéfices à la nouvelle situation sont identifiés. Sans ce changement on n’aurait pas connu ces bénéfices.

9. SÉRÉNITÉ & CROISSANCE : la situation est entièrement intégrée, une page se tourne, on regarde vers l’avenir. On a changé. On est plus fort.

La courbe de deuil est rarement vécue de façon linéaire : on peut retomber dans la colère, la peur, alors qu'une embellie se profilait...

Cependant, à partir de la phase 8, il est rare de retomber dans les phases précédentes, la page a été tournée, vous avez une vision claire de ce que vous souhaitez et savez tirer partie du passé. *selon la courbe de deuil d'Elisabeth Kubler-Ross

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"La mission de l'hypnothérapeute est de vous faire découvrir que vous disposez de scénarios alternatifs pour votre santé, votre identité corporelle, mentale et sociale, pour votre vie, pour votre histoire, passée et à venir." L. Salem, psychiatre, Soigner par l'Hypnose.